Ecotrail

50km ecotrail paris 75

ECOTRAIL


p1080129-1.jpg16 MARS 2013, un grand défi pour moi , boucler les 50km en moins de 7h

Première grande distance en trail après le marathon, encore un pari à la con avec les copains.

Le quatuor de la défense Française était là pour ce nouveau défi : Eric, Nico, Cyrille et moi

Trop de monde, pas vu les autres CJC, mais un ptit coup de tel à Léon pour lui souhaiter une bonne course

Beaucoup de monde sur le départ du 50kms , mais nos 2 supporters étaient là pour nous accompagner ( Merci ma bibi pour tes encouragements et ton aide psychologique)

Belle course, très belle balade au coeur des forêts Parisienne, ravitaillemets tip top, mais terrain très gras.......................

Nous sommes partis tous les 4 du départ, restés ensemble tout le long du parcours à se soutenir et sommes arrivés au bout ensemble dans la souffrance mais le but était atteint en 6h45mn

Bravo les gars.....................

malgré ces 1000m de dénivelés.................

Encore une course de faite.................

Un pari est relancé , ce sera l'année prochaine dans mon Pays, les 56km ultra marin dans le golf du morbihan..........
 
Christophe.B
KENAVO

Ecotrail 2012 par Franck

Et bien voilà, c’est fait.

Il y a un an de cela, j’étais avec une attelle, les ligaments croisés arrachés et le latéral interne également, le cœur vidé de toute substance, père, mère, …. Et avec quelques kilos de trop! Une seul envie, remonter et remonter vite!

 Un super bon kiné, traileur également et voilà... du travail et encore du travail, le genou revient, les muscles aussi, et les kilos s’envolent, au total plus de 14 de perdus.

Reprise des courses, avec les gendarmes en off en 3H44 pour un retour, sans savoir si le genou va tenir.

Et puis l’inscription sur l’Ecotrail en août, je ne me rendais pas bien compte où j’allais et je suis sûr que certains n'auraient pas misé une pièce sur moi.

Alors j’enchaîne les courses et les résultats s’améliorent les uns derrière les autres, 1h40 de gagné sur le Sparnatrail en 5h53.

Et puis, une très belle rencontre avec Juan Carlos Pradas, un grand dans l’ultra-trail. Nous nous lions d’amitié et il me fait un plan d’entraînement. Malheureusement, je ne pourrai faire que 3 semaines du plan. Avec des semaines à 120, 150 kilomètres, les résultats sont là et c'est la métamorphose, je gagne en muscles dans les cuisses et en rapidité, 10 km de Rueil en 36’soit 15km/h de moyenne mais aussi en endurance.

Je soigne mon alimentation.


Je fais une reconnaissance avec Romu et Dan, une super matinée de 4h30 entre Buc et Chaville et une autre reconnaissance avec Juan et Christian Dubois (19ème sur l’Ecotrail), nous tournons à 13.5 m/h de moyenne, et je tiens, ils ne me font pas de cadeau. J’en bave dur!

Dernière semaine, je prépare mon matériel: juste une ceinture, je vais voyager léger car chaque kilo supplémentaire sera très lourd au fur et à mesure. Je fais l’inventaire du matériel, une fois, deux fois, etc….

Je choisirai ma tenue au dernier moment, MAIS LE ORANGE SERA OBLIGATOIRE AVEC MON PORTE-BONHEUR Où EST MARQUE  «GAZELLE».

Le 22 mars, une amie, Pascaline,  me fait un bon massage pendant presque 3h.

Le 23 au matin, le dos bloqué, impossible de mettre un pied devant l’autre! ggggrrrrr le STRESSSSS!

Le 24 plus rien, serein, calme, apaisé, mais une très grosse montée de larmes que je ne peux contenir pour plusieurs raisons!

J’ai tout organisé, planifié. Pour les ravitaillements, j’ai un team d’enfer. (à la Romu)

Je vois Romu juste avant le départ et j’en suis heureux, on se glisse quelques mots d’encouragement, Pépé et Malou au téléphone, Stéph L. Président, chacun a eu un petit mot gentil et d’encouragement pour moi, et je leur ai promis un petit morceau de la Tour Eiffel. Alors, je n’ai pas le droit à l’échec.

Il est l’heure d’aller dans le sas, et voici ma première erreur de débutant: je suis au fond du peloton.

¼ heure, 20 minutes de perdus, on accélère, on ralentit, on s’arrête, et on repart et ainsi de suite GGRRRRR

J’essaie de suivre les conseils de Juan, gère les 40-50 premiers kilomètres à 11-11,5 MAX, puis gère de petites distances 10 km et ainsi de suite.

Je passe le premier ravito sans m’arrêter, mon assistance est là et tout roule. Pascaline et Eric me suivent, récupèrent mes gourdes et me donnent les autres remplies. Je suis effaré de voir le nombre d’abandons au premier ravito.

Je passe aux étangs de Ville d’Avray où ma fille Margaux me rejoint, quel bonheur de la voir.

Pour moi, tout va super bien, le moral et le physique, je remonte, je n’arrête pas de remonter, je suis bien, aucune douleur.

Je sens vos  petites mains qui me poussent dans le dos, j’ai promis un petit bout de Tour Eiffel.

Je pense à pleins de choses, mes parents qui ne sont plus, Isa, vous tous, et toutes ces merveilleuses rencontres.

La course refait surface et j’entends Juan qui me botte les fesses et qui me dit: "gère, comme je te l’ai dit!"

 

Il est difficile de doubler sur des sentiers où une seule personne peut passer et encore du temps de perdu, les côtes se passent plutôt bien, je relance 10 mètres avant le sommet et continue ce rythme sur le plat. Je fais la différence sur quelques concurrents, les ravitos se passent bien, Pascaline et Eric sont toujours là et m’encouragent avec Cat.

J’essaie de tenir tout le monde informé de mon avancement, mais mon téléphone est saturé de SMS.

Tout va bien, il est 19h20 environ, la nuit tombe et je suis au ravito de Saint-Cloud, je vois la Tour Eiffel, elle est là, à bout de bras, je commence à fatiguer, mais j’ai toujours un bout de Tour Eiffel à donner, je l’ai promis.

La descente commence et je retrouve Pascaline et Eric sur les quais, Ils feront les derniers kilomètres avec moi, elle se rapproche, je la sens, je hurle! "ça y est, je l’ai fait, elle est à moi!"

Je me lâche, les larmes me coulent sur le visage , j’ai du mal à coordonner mon cœur avec mes mots et mes gestes.

Je suis seul, mais sur l’arrivée, une haie d’honneur m’applaudit avant la Tour Eiffel et crie mon prénom, je ralentis et je la regarde, elle est là devant moi, je rêve, on me dit de passer sur le podium alors je monte dessus. Il est prévu pour les coureurs et j’arrive devant les premières marches, je suis vidé et heureux, j’attaque la première marche et ainsi de suite, il y en a 357, je respire chaque marche, je regarde Paris et le premier étage, il me reste une dizaine de marches et un gardien me regarde arriver avec un sourire de joie et de bonheur pour moi, nous nous regardons dans les yeux et il se rend compte des efforts que nous avons fait.

Je m’approche du porche d’arrivée et je hurle: "yessss!" Je rigole tout seul, je pleure pour de nombreuses raisons mais comme je suis heureux, je me sens vivre car je suis libéré d’un poids énorme qui m’empêchait de vivre et d’avancer depuis 3 ans. 

Je téléphone à Juan qui hurle de joie pour moi (lui qui fait des 200, 300 kilo et plus), à Pépé idem, que du bonheur partagé.

A tous ceux à qui je j’avais promis, je leur offre avec un grand bonheur un petit bout de la Tour- Eiffel.

Et j’offre ma petite victoire à Isa.

D’autres aventures nous attendent tous, mais que de chemin parcouru.

L’année prochaine peut être, tous ensembles sur le 80, une bande de fous en orange sur la ligne d’arrivée!!!

C’était mon écotrail, je l’ai vécu, ressenti et savoureé à chaque moment.

8h59,  286ème sur 1693 et 111ème sur 630 en V1.


Franck

Ecotrail de Paris 2012 par Léon

24 mars 2012 

Nous y sommes! Après quasiment 3 mois de préparation et 2 trails (Ice trail 31 km & Course des 3 pignons 21 km) dans les jambes, c’est le grand jour pour moi et l’équipe du train !

 

Encore quelques questions la veille au soir: Suis-je prêt ? Vais-je réussir à gérer cette distance?

Car c’est le baptême du feu... 50 bornes !!! Si on m’avait dit il y a 1 an que je serais au départ de l’ Ecotrail, j’aurais répondu : Mais oui, c’est ça, t’as raison !!! Et voilà, je me lance dans cette grande aventure. Je sais que ça va être long, très long même, que je vais en «chier» mais je sais aussi qu’il y aura la satisfaction et la fierté de terminer cette course.

08h30: nous retirons les dossards au village accueil et hop direction le RER pour nous emmener jusqu’à ST Cyr où nous devons encore prendre un bus pour arriver au château de Versailles où a lieu le départ.

10h45 C’EST PARTI !!!!!!!

RDV au pied de la tour Eiffel dans… On verra!

Nous décidons, Malik, Nico et moi-même de suivre le rythme de Denis notre coach, un habitué de ce genre de course avec à son actif La Diagonale Des Fous, Le Grand Raid Des Pyrénées, ou encore l’ Ultra Trail du Mont Blanc entre autres.

Les premiers kilomètres sont avalés à un peu plus de 12 km/h, ça va vite.

Une 1ère erreur de direction, puis à peine 1 kilomètre après PAF 2ème erreur Grrrrrr !!! On perd du temps, on s’énerve et surtout ça rallonge la distance !!!

Allez, on se reconcentre et on baisse un peu la cadence sinon ça ne va pas le faire. Nico lui, avait déjà compris qu’il fallait lever le pied mais je reste avec Malik.

Denis revient sur nous vers le 20ème kilo et on se cale dans sa foulée mais ça dure pas longtemps, il va vraiment trop vite pour nous.

J’arrive au 1er ravito de Chaville au km 28 en 2h26 et en 70ème position, Malik me suit et arrive 1 min après. Je recharge ma poche à eau, mange un peu et hop nous voilà reparti tous les deux mais hélas Malik a mal au ventre et il me laisse partir. Les jambes commencent à être dures et les 12 kilomètres qui séparent les 2 ravitaillements me semblent interminables.

Enfin le 2ème ravito de St Cloud au km 40 et j’ai 3h48 de course dans les pattes. J’ai mal partout & le moral dans les chaussettes. J’essaie de m’alimenter mais plus rien ne passe, et là je fais l’erreur de m’asseoir pour récupérer un peu.

Nico arrive, on discute un peu puis Malik arrive à son tour et je vois qu’il est aussi mal que moi. On passe par la tente des secouristes mais il ne peuvent pas faire grand-chose.

J’ai envie d’abandonner mais mon binôme me pousse au cul et nous repartons en alternant marche et course comme on peut. Il a vraiment trop mal au ventre et je reste avec lui pour le soutenir et aussi parce que j’en ai plein les baskets. Il me dit d’y aller plusieurs fois, et après 3 kilomètres passés avec lui, ça y est, je repars. Il reste 7 kilomètres. PUTAIN QUE C’EST LONG !!!!! Mais je double tous ceux qui nous ont doublé plus tôt lorsqu’on marchait. Le moral remonte, il y en a qui luttent pour finir et même si j’ai l’impression d’être au ralenti, je les dépasse facilement, enfin pas si facilement que ça. Je serre les dents, la Tour Eiffel n’est pas loin et puis ça y est, j’aperçois la ligne d’arrivée et Jean Marc au milieu reconnaissable avec sa belle veste CJC.

Je termine en 5h20m54 s et 213ème. Nico lui est arrivé en 5h02m17s et 131ème. Malik arrive ensuite en 5h29m32s et 286ème.

Chapeau bas pour Denis notre coach qui lui fini 19ème en 4h17m03s.

Voilà, c’est fait !!!! Je suis fier d’avoir gagné mon T-shirt de finisher !!!

Merci à tous ceux qui nous ont supportés sur le terrain mais aussi par leurs pensées !!!!

RDV est pris pour l’année prochaine ;-)

Léon

Ecotrail 2012 de Paris par Nico

Ecotrail  de Paris 2012

 

L’année dernière, quand je me suis remis à courir un dimanche matin, il y avait Malou et Pépé qui préparaient le 50 et le 80 km de l’Ecotrail 2011! Je les avais pris pour des malades !!!!!!!!!!!!

Et un an après, qui se retrouve sur la ligne de départ du 50 km  de l’Ecotrail 2012 ?

Il aura suffit que Léon, un jour pas fait comme un autre, nous soumette l’idée :

«Tiens, si on faisait le 50 km sur l’Ecotrail de Paris ?» 

Et avec Malik, on n’a pas pu résister à ce «petit» défi.

Bien sûr, comme on aime partager nos «bonnes» idées, on a emmené dans cette aventure trois de nos collègues Eric, Bruno et Denis qui est le seul à avoir une très grosse expérience des trails longs et des ultras (21 ème du Trail Tour National 2011)

Après trois mois de préparation, en ce samedi matin, il fait beau, on est tous prêts à en découdre et le président nous a accompagnés jusque là pour nous encourager et prendre des photos.

 La Course

 

On dit que c’est en faisant des erreurs que l’on prend de l’expérience.

Et bien, pour une première sur cette distance, je crois que j’ai fait pas mal d’erreurs et donc pris beaucoup d’expérience ! Enfin, je l’espère.

Donc mon objectif était de finir à plus ou moins 10 km /h

Coup de pétard après une minute de silence pour les victimes de Toulouse.

 

Et là, c’est parti pour 50 km d’effort !!!!

 

Nous partons en groupe de 4 en accompagnant Denis sur ces 6 premiers kilomètres avec Léon et Malik tandis qu’Eric nous a accompagnés sur le premier.

Mais avec une fréquence cardiaque proche de ce que j’arrive à tenir sur un semi-marathon, ça va déjà beaucoup trop vite pour moi. (env 13 km/h)

Donc, je décide de ralentir le rythme (vous noterez que la première erreur est faite).

Je suis tranquillement le rythme des personnes qui m’accompagnent, la chaleur se fait déjà ressentir, on est tous partis avec 1,5 L ou 2 L d’eau dans les camels mais le premier ravitaillement se situe au km 28 ! Il va falloir gérer !!!

 Nous sommes en forêt après deux petits égarements d’une centaine de mètres, ce qui m’a permis de revoir mes trois compagnons du départ, nous arrivons au km 16 et un petit raidillon bien sympathique que je décide de courir au lieu de faire comme tout le monde et de le marcher, résultat je gagne beaucoup de places, revois Denis au loin et me mets dans le rouge !!!!!

Récupération dans les kilomètres suivants, mais le mal est fait au km 20, le bas des cuisses commence à chauffer. Et il reste 30 km, ca va être long !!!!

La prévision avant la course était plutôt d’arriver à ce stade de fatigue entre le 30 et le 35 km. (Deuxième erreur).

 Avec la chaleur, je fais bien attention à m’hydrater régulièrement et à prendre un gel toute les trente minutes environ selon le parcours rencontré,  mais au km 25, j’ai hâte d’arriver au ravito pour pouvoir faire le plein d’eau.

Bon! Le ravito est passé, le prochain est dans 12 km, la chaleur se fait vraiment beaucoup ressentir mais la gestion de l’eau sera plus aisée.

A partir du km30, ce sont tous les muscles des jambes qui se font très présents voire pesants, les côtes et les faux plats montants marqués se font en marchant.

Les descentes font très mal aux jambes et les escaliers en ville dans la fournaise paraissent très, très longs!

Le dernier ravito approche, synonyme de la fin des montées, il se situe au km 40 et il ne restera «plus» que 10 km de descente et la partie des quais nous menant aux pieds de la Tour Eiffel.

 

Km 38.5: une surprise m’attend, un homme sort du bois, c’est Malik, il a mal au ventre il n’arrive plus à courir plus de 500 m avant que la douleur ne revienne, il m’accompagne donc un petit kilomètre et me laisse 500 m avant le dernier ravito où je retrouve Léon qui lui aussi a du mal à finir!

Donc, on se ravitaille ensemble même si Léon a du mal à boire et à manger. Il décide donc d’attendre Malik qui arrive.

Après un moment d’hésitation au moment de repartir du ravito, je m’élance dans la descente vers Paris et je regarde mon chrono. Ca fait un peu plus de 4 heures de course et il me reste environ 10 km ??????? Une idée folle me traverse l’esprit après un rapide calcul, si je fais le dernier 10 km à 11 km/h soit 5mn30s au km, je réussirai à atteindre mon objectif 5h.

 

Et c’est parti pour une descente infernale ! Il ne faut pas lâcher, ça peut le faire !!!!!

 

Les premiers kilomètres sont dans mon objectif du moment, mais à trois kilomètres de l’arrivée plus de jus, plus rien dans les chaussettes, il fait chaud, très chaud, au loin la Tour Eiffel, la tour TF1 est derrière,  France Télé est à droite. Ca va le faire !!!! la tête n’en veut plus, mais les jambes réussissent à continuer de tourner alors je continue de courir! Incroyable !!!!!!!

Dernière ligne droite le long des quais, tout à coup un point orange à l’horizon, c’est le Président! (de CJC) Je n'ai jamais été aussi content de le voir !!!!!!!!

Puis Flavie et Denis sont là pour m’encourager dans ces derniers mètres et ça fait beaucoup de bien.

 

Le dernier objectif  n’est donc pas atteint mais je finis en 5h 02' 17"

Je suis heureux d’en finir, c’est le principal!

 

Il ne me reste plus qu’à rejoindre nos supporters pour attendre les copains et les encourager dans ces derniers mètres, ils arrivent tous dans la douleur et dans la chaleur.

 

                                                                                                    Nico 

Ecotrail de Paris 2012

De retour de Paris où nous sommes allés supporter nos coureurs, il faut souligner leurs performances.

Franck sur le 80km et Malik, Léon et Nico sur le 50km accompagnés de leurs brillants collègues Denis, Bruno et Eric.

Nous sommes dans l'attente de leurs compte-rendus et impressions ainsi que les résultats.

En leur souhaitant une bonne récup, voici une Vidéo du départ

et une Vidéo de notre journée.