Course en montagne - Le Buet -

Le 28/07/2011

Dans Année 2011

Chierry j’y Cours à 3100 mètres d’altitude …

La course, ce n’est pas qu’une affaire de running ou de trail, loin de ces disciplines largement pratiquées par ceux qui vont lire ces lignes, il existe depuis toujours une activité qui porte le nom de course : la course en montagne.

Evidemment dans nos contrées axonaises, il est bien difficile de pratiquer cette activité et avant de partir en vacances, j’avais déjà cette petite idée en tête : aller porter les couleurs de l’association le plus haut possible.

Ici, à Samoëns, il y a une possibilité évidente : le Buet, 3100 mètres d’altitude, deux voies d’accès avec respectivement 1700m ou 2200 mètres de dénivelé positif.

Contact pris en arrivant avec le bureau des guides, et à ma grande surprise, mon interlocuteur (Alain, merci à toi) m’indique qu’il part pour le sommet avec un client (Mickaël, un américain) deux jours après !!! Rendez-vous est donc pris le mardi matin à 04 :00. Eh oui, le client prépare le Mont Blanc et cherche des courses "dures" donc nous partons pour 2200 mètres de D+ dans la journée.

Marche d'approche à la frontale pour rejoindre le refuge de Grenairon depuis Sixt, nous prenons presque 1000 mètres D+ en 2 heures 30. Normal sur un chemin de type GR, mais ensuite, cela se gâte. Impossible de décrire le sentier qui suit la première crête déchiquetée, la neige s'invite sur le plateau qui suit à 2500 mètres d'altitude, la neige toujours sur les pentes suivantes qui nous obligent à mettre les crampons, puis à nous encorder pour affronter la paroi (équipée de câbles) qui mène au bas de l'arête sommitale. Puis le sommet dans le brouillard, il est 12:15 ! Le casse croûte est vite avalé, car il faut redescendre … et la fatigue est bien présente. La pluie mêlée de neige n'arrange pas les conditions de marche et nous enfonçons régulièrement jusqu'aux genoux.

La descente nous fait rencontrer des bouquetins à foison et un gypaète barbu. Le rythme se cale sur le plus lent, nouvelle pause au refuge avant d'entamer la descente finale.

Nous retrouvons la voiture après 16 heures d'efforts … 2200 D+ dont 1200 sur des terrains où la course à pied relève du rêve impossible. Mais quelle course !!!

Vincent

 

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